Résilience d’une gauchère contrariée

C’est une malédiction familiale, mes ascendants, moi-même et bien sûr mes descendants, bien que minoritaires dans la population, sommes majoritairement au pire « gauchers », au mieux ambidextres.

La résilience, c’est une aptitude mentale à résister de son mieux aux chocs et traumatismes. Il m’a fallu l’appliquer dès mon apprentissage de l’écriture. Ma maîtresse de CP, il y plusieurs décennies, suivant aveuglément les consignes de l’éducation nationale, a employé la manière forte, y compris la contention, pour que je mette en service ma main droite.

Mission accomplie, j’écris et même je dessine et peins de la main susdite depuis mon enfance. Ma main gauche toutefois résiste et s’emploie, par automatisme, à empoigner boule de pétanque, raquette de tennis ou queue de casserole. Et mon cerveau dans tout cela ? Lui aussi fait de la résilience, il compense, je pense en « gauchère » et transmets ses ordres à la droitière que je suis devenue. Je ne serai donc jamais, par manque de coordination et de confiance en moi, une dessinatrice talentueuse, ni même une artiste techniquement accomplie. Pas facile de mettre ma tête en ordre, mes images en tableau, ma composition en synergie, mes envies en conformité. Mais c’est peut-être cela ma résilience à moi, faire de mes défauts des atouts, et les revendiquer haut et fort…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s