Euphémisme posthume

Tu es accrochée, si fièrement, sans te soucier du danger. Tu es reliée, sans crainte, à cette douce ardente humanité. Naïve, fragile, soumise et pure, voici tes propriétés.

Un jour, par un temps maussade, sans même pouvoir te défendre, tu chus. Cette chute fut la plus douloureuse des révélations, tu volais, sans contrôle, en observant ton géniteur. Et quelle liberté ! Même si, au fond, elle était vaine…Mais toi, tu en savourais chaque parcelle, sans penser à l’arrivée dévastatrice.

Et là, tu tombas, tu te heurtas, à toi la triste réalité. Sans te douter que, par un pied, tu fus dénaturisée. Poème de Clara Dupard

Euphémisme posthume 40x50cm Vendu
40x50cm Vendu Euphémisme posthume, poème de Clara Dupard (Galerie La vie rêvée des arbres)

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