Peindre l’eau, l’air, l’ombre

« Il a compris la race antique aux yeux pensifs Qui foule le sol dur de la terre bretonne, La lande rase, rose, grise et monotone Où croulent les manoirs sous le lierre et les ifs.

Des hauts talus plantés de hêtres convulsifs, Il a vu, par les soirs impétueux d’automne, Sombrer le soleil rouge en la mer qui moutonne ; Sa lèvre s’est salée à l’embrun des récifs.

Il a peint l’Océan splendide, immense et triste, Où le nuage laisse un reflet d’améthyste, L’émeraude écumante et le calme saphir ;

Et fixant l’eau, l’air , l’ombre et l’heure insaisissables, Sur une toile étroite il a fait réfléchir Le ciel occidental dans le miroir des sables ». Un peintre, José Maria de Herédia (1842-1905)

57x48cm Mon petit port breton (Hommage à tous les petits peintres bretons)
Hommage à tous les petits peintres bretons (Galerie Faussaire)

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