Perroquet, Oh mon beau perroquet

« Aux jours de sa détresse, Elle avait, la pauvre négresse, Gardé cet oiseau d’allégresse.

Ils habitaient, au coin hideux, Un de ces réduits hasardeux, Un faubourg lointain, tous les deux.

Lui, comme jadis à la foire, Il jacassait les jours de gloire, Perché sur son épaule noire,.

La vieille écoutait follement, Croyant que par l’oiseau charmant, Causait l’âme de son amant.

Car le poète chimérique, Avec une verve ironique, A la crédule enfant d’Afrique,

Avait conté qu’il s’en irait, A son trépas, vivre en secret Chez l’âme de son perroquet… » Emile Nelligan 1879-1941

mhvieira le perroquet
Marie-Hélène Vieirra, Le Perroquet (Galerie Les tableaux de mes amis artistes)

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