Le clocher de l’église est un doigt qui monte au ciel

« Depuis le Rhône jusqu’au fleuve côtier du Var, qui marquait l’ancienne frontière de la région provençale, on rencontre des villages et des sites caractéristiques sous un soleil ardent. Certains de ces villages sont devenus des bourgades, parfois même des villes. Mais, à toutes les dimensions, ils sont issus de la bonne même vieille race. Leurs noms permettent généralement de déterminer leur ancienneté. Car, si le nom peut se modifier, il ne se perd pas, il est le témoin permanent laissé par la tradition.

La plupart des villages provençaux sont construits dans les anciens domaines gallo-romains. L’église est venue ensuite assurer leur unité, et les clochers, comme les bornes, comme les drapeaux, les ont confirmés dans les limites du comté.

Le clocher est un doigt qui monte au ciel, dit-on. Il est aussi la voix qui clame l’enthousiasme et la saveur de la terre. Rien n’est plus émouvant que l’envol de l’Angélus au-dessus du village, dans la paix des champs et la senteur des plantes aromatiques. Auprès de l’église et du clocher, on voit encore souvent le vieux château et les vestiges du rempart. ». André Bouyala d’Arnaud, Provence des Villages, 1967

60x60cm senteurs de provence
60x60cm « Senteurs de Provence » (Galerie La Meilleure Façon d’habiter)

2 réflexions sur “Le clocher de l’église est un doigt qui monte au ciel

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