La rue d’ailleurs et d’autre part

« Les murs ont de la peine à se tenir debout, Àu long de cette rue Qui monte et tourne. On dirait qu’ils sont tous venus, ceux du quartier, Essuyer leurs mains grasses au rebord des fenêtres Avant de pénétrer ensemble dans la fête Où croyait s’accomplir leur destin.

On voit un train peiner au-dessus de la rue. On voit des lampes qui s’allument, On voit des chambres sans espace.

Parfois un enfant pleure Vers l’avenir ». Eugène Guillevic

Rue d'ailleurs 50x60cm Vendu
50x60cm « Rue d’ailleurs« , Vendu (Galerie La meilleure façon d’habiter)

Je me suis laissée porter par ce court poème, que je trouve fort beau et dont la dernière phrase interpelle et intrigue comme un cheveu sur la soupe, comme un appel, comme un cri vers autre part. A mettre en peinture absolument…

L’idée de départ consistait à combiner une vue urbaine avec un plan de ville. Il s’agissait de dévoiler un aspect inhabituel et quelque peu onirique d’une simple rue, en traitant différemment pâté de maisons et macadam, pour laisser voguer l’imaginaire. Avec toujours en tête les pleurs de cet enfant…

Soit une démarche simplifiée tendant modestement vers l’abstraction par le jeu des lignes et des couleurs. Bon, je suis encore loin du compte…mais l’esprit est là et l’honneur est sauf… . Entendez-vous l’enfant pleurer ?

3 réflexions sur “La rue d’ailleurs et d’autre part

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