Espoir de printemps sur la rade de Marseille

« L’air est vif, l’air est frais, le soleil se lève. Il répand sa clarté sur la mer, sur la grève. Il nous dit -Voici de nouveau le printemps. Le Zéphyr, à l’oreille, en redit tout autant.

Ce n’est ni la bise sur la terre gelée, Ni le vent des sombres jours passés. Il est clair, il est vif, en un mot, il est gai. Il annonce gaiement les beaux jours de l’été.

Ce matin, sur la rade, la lumière épandue Faisait d’elle un joyau jusqu’ici jamais vu. Les rochers la bordaient d’une auréole rose Si tendre et velouté qu’en la Rose. Les pins de leur forêt dans l’azur du matin Envahissaient tout cela en un très bel écrin La mer était si bleue, toute de blanc frangée, Telle une turquoise que les Perses faisaient ». Ecrit à Marseille (ma ville natale) en 1942 par un jeune résistant de 19 ans durant l’occupation allemande

La Grande Bleue (2)
« La Grande Bleue », Contes du Grand Passage (Galerie Chaos)

PS .- Ce poète en herbe, voisin et ami d’enfance de mon père, survécut à la guerre et à ses activités clandestines, termina brillamment ses études de médecine et se spécialisa en maladies tropicales. Tout en naviguant et versifiant, à ses rares moments perdus…

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