Djinns du soir (3)

 »Prophète, si ta main me sauve De ces impurs démons des soirs J’irai prosterner mon front chauve Devant tes sacrés encensoirs ! Fais que sur ces portes fidèles Meure leur souffle d’étincelles, Et qu’en vain l’ombre de leurs ailes Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! Leur cohorte S’envole et fuit, et leurs pieds Cessent de battre ma porte De leurs coups multipliés. L’air est plein d’un bruit de chaînes, Et dans les forêts prochaines Frissonnent tous les grands chênes, Sous leur vol de feu pliés.

De leurs ailes lointaines Le battement décroît, Si confus dans les plaines, Si faible que l’on croit Ouïr la sauterelle Crier une voix grêle Ou pétiller la grêle Sur le plomb d’un vieux toit.’‘ (à suivre), Poème Les Djinns de Victor Hugo

Les Djinns 3
40x40cm « Les Djinns » (Galerie Chaos Les vers augmentent avec la force de la tempête, donc de l’angoisse, puis décroissent et calment le jeu. Il s’agit d’une oeuvre de jeunesse, datant de 1828. Victor Hugo, poète, écrivain, intellectuel, pamphlétaire, dessinateur, homme politique, est né en 1802, décédé en 1885, en laissant une oeuvre considérable et diversifiée. Le pays, reconnaissant, lui fit des obsèques nationales.

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