Les contes de la folie douce

« Ce médecin pour les fous, plus fou que les fous qu’il prétend soigner, constate avec dépit que, dans sa ville, on ne soigne pas les fous. Il convainc la municipalité de construire un asile, baptisé La maison verte. Pris d’un zèle aussi dangereux qu’exagéré, l’aliéniste y envoie de plus en plus de malades, ou supposés tels.

  • C’est cette nuit que, dans ma propre maison, s’est déclarée la démence. Peu après le dîner, la voyant silencieuse et préoccupée : – Qu’y a -t-il, lui ai-je demandé ? – Je voudrai mettre le collier de grenats, mais le collier de saphirs est si joli…finalement, la soirée a couru sans autre nouveauté. Nous avons soupé, nous nous sommes mis au lit. Au milieu de la nuit, je me suis réveillé, je suis allé voir dans sa garde robe et je l’ai trouvée devant la glace aux prises avec ses deux colliers. Essayant l’un, puis l’autre. Cette fois, à n’en pas douter, c’était la démence ! Je l’ai aussitôt hospitalisée ! » Joachim Maria Machado des Assis , L’aliéniste
  • Asile de fous 80x80cm
    80x80cm  » Contes de la folie douce » (Galerie Chaos) Les fous sont-ils vraiment ceux que l’on croit ? Qui saurait, ou pourrait, donner une définition de la folie ? Et qui pourrait se targuer de savoir la peindre ?
  • Bien entendu, on s’en doute, les faux malades guérissent tous et quittent l’asile… Pour exercer son art, le médecin des fous n’a plus qu’à s’auto-hospitaliser, sous le diagnostic folie douce...

3 réflexions sur “Les contes de la folie douce

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