Regarder d’un oeil d’artiste le crayon de couleur

Il fait son modeste, mais n’est pas l’apanage des seuls écoliers. Matisse, Picasso et autre Toulouse- Lautrec ont été séduits par ses possibilités plastiques et l’ont largement utilisé, seul ou mélangé à d’autres techniques.

C’est, bien sûr vous l’avez tous reconnu, le crayon de couleur de notre enfance créative. Il permet de « croquer » rapidement un sujet, son faible coût le rend accessible, son utilisation est facile, il est une première bonne approche pour découvrir la couleur.

Ce « modeste » trouve son origine dans l’ancien français « creon », qui signifie craie. Jusqu’au quinzième siècle, on dessinait sur parchemin ou vélin via de l’os pilé, du plâtre, de la chaux. Les plus riches, ou les plus raffinés, utilisaient des pointes de plomb, or, argent, en traçant des traits qui s’oxydaient au contact de la surface dudit parchemin. Avec l’apparition du papier, on utilisa la pierre noire, ou pierre d’Italie, laquelle consiste en un schiste argileux, carbonifère, semi-dur, découpé en bâtonnets, qu’on appela crayons. En même temps, se développa le graphite, forme cristalline du carbone.

Las ! Le graphite servait aussi à mouler les canons. En 1798, l’Angleterre, principal pays producteur, en décréta l’embargo sur la France. Pour contrer la perfide Albion, du moins en ce domaine, le chimiste français Nicolas-Jacques Comté créa un produit de substitution , la mine de plomb. Qui, enserrée dans une gaine de bois, donna le principe, toujours en cours, du crayon moderne. Lequel avait, devant lui, de beaux jours et de belles heures de gloire…

20x30 cm Crayons aquarellables Bouquet Champêtre
20x30cm « Bouquet Champêtre », Vendu (Galerie Dites- le avec des fleurs) Bon, d’accord, j’ai un peu triché…Pour ce modeste bouquet, vite fait-bien fait, j’ai utilisé des crayons aquarellables, qui permettent d’associer la matière avec la transparence de l’aquarelle. J’ai dessiné à sec, puis humidifié la feuille, seule méthode qui nuance réellement l’intensité d’une couleur…C’était encore un peu pâlichon, j’ai donc rehaussé d’un trait de marqueur noir à l’alcool, histoire de donner du peps et de marquer les contours… reste à l’encadrer, tâche que je laisse aux bons soins de mon mécène. Crayons, vous aviez dit crayons ?

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