Périple en bestiaire, bestiaire en péril

Depuis la nuit des temps, depuis que l’homme est homme, il a toujours dessiné. Sur les parois des grottes, sur les tablettes d’argile, sur la pierre, sur le bois, sur le sable, sur le sol, il a représenté, de façon pérenne ou éphémère, la nature, les éléments, les dieux, les forces magiques.

Et surtout les animaux. Toutes les cultures les ont représentés, via les hachures, les points, les petits traits ondulants, les stries, les croquis, les figurines, la photo, les peluches… . Chacun à sa façon, toujours avec une identité forte, un message d’espoir. L’éléphant de Delhi, l’aigle hopi des déserts de l’Arizona, le flamboyant toucan du Panama, le renne de Laponie, le tigre de Corée, la girafe du Mali, la grenouille taïno des îles Caraïbes, se raréfient voire disparaissent. Bientôt, ce bestiaire en péril ne sera plus que points bariolés sur une carte du monde, à l’usage des petits enfants.

Je garde hélas, pour une triste fin, l’évocation de la tortue d’ Océanie, et surtout du kangourou de l’Outback, emblème de l’équipe nationale de rugby australienne… Australie, vous avez dit Australie, là où l’homme, la faune, la flore, brûlèrent pour satisfaire la folie du genre humain ? Devant la menace du coronavirus, avons-nous déjà oublié le drame australien ?

Lucie Larue, sept ans,  » Grenouille  »

5 réflexions sur “Périple en bestiaire, bestiaire en péril

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