Fleur de beauté

 »Je suis belle, ô mortels ! Comme un rêve de pierre, Et mon sein, où chacun s’est meurtri à son tour, Est fait pour inspirer au poète un amour Éternel et muet ainsi que la matière. Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris. J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes. Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris. Les poètes, devant mes grandes attitudes, Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments, Consumeront leurs jours en d’austères études. Car j’ai, pour fasciner ces dociles amants, De purs miroirs qui font toutes choses plus belles : Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles. » Charles Baudelaire (Les fleurs du mal)

Avant Baudelaire, le registre poétique avait déjà été largement traité. Lamartine avait rimé sur les cieux, Victo Hugo sur la terre, Musset sur les passions humaines… Restait à célébrer la beauté, Baudelaire s’en empara avec ‘‘Les Fleurs du Mal », recueil de poèmes conçu comme un livre avec un début et une fin, paru en 1857. Le poète et son ouvrage firent scandale et furent condamnés pour outrage aux bonnes moeurs.

40 x 40 cm »La belle que voilà » ( Galerie Femmes, Femmes, Femmes) La beauté, Charles Baudelaire l’aima bizarre, lascive, scandaleuse…

2 réflexions sur “Fleur de beauté

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s