Aux plaisirs des Dieux

 »Après la caste des légistes qui contrôlaient l’administration, apparut une caste d’universitaires qui furent nommés les lettrés. Ceux-là avaient le droit de lire, d’écrire, et même d’entretenir des idées originales personnelles. Ils parlaient une langue qui leur était propre pour se reconnaître entre eux et éviter que le peuple ne les comprennent. Ils avaient leurs propres universités et restaient coupés de la société non lettrée.

Les lettrés avaient la maîtrise des arts, des sciences et des plaisirs. Ils se cooptaient, portaient des vêtements particuliers et se coiffaient d’une manière spéciale qui leur permettaient de se reconnaître de loin. Les légistes obligeaient les gens du peuple à les respecter. Ensemble, légistes et lettrés décidèrent de codifier la vie, y compris l’art de manger, de tuer ou de faire l’amour. C’est ainsi qu’apparut, après l’université de la torture, l’université des plaisirs. Les jeunes filles étaient éduquées dès leur plus tendre enfance à faire atteindre aux hommes un paroxysme de plaisir. On les appelait les femmes -fleurs. » Bernard Werber (Le souffle des Dieux)

50 x 70 cm  »Née dans une rose », vendu… L’on dispensait aux femmes-fleurs des cours de gymnastique ou de danse spécialement destinés à l’acte amoureux, mais aussi des cours de cuisine aphrodisiaque, de peinture de nus ou de poésie érotique.

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