Diabolis in musica

 »Si les hommes de l’Antiquité entendaient du Mozart, ils trouveraient sa musique discordante, leur oreille n’étant pas accoutumée à apprécier ces accords. Au début, en effet, les hommes ne connaissaient que les sons émanant du corps de l’arc musical, le premier instrument mélodique. La note de base allait avec la note de l’octave au-dessus ou au-dessous. Le Do grave avec le Do aigu, par exemple, était le seul accord qu’ils trouvaient agréable. Ensuite seulement, ils ont jugé harmonieux l’accord entre la note de base et sa quarte, le Do s’associant par exemple avec le Fa.

Puis l’humain a trouvé agréable l’accord entre la note de base et sa quinte, donc le Do pour le Sol. Puis la tierce, Do-Mi. Ce genre d’accord règne jusqu’au Moyen- Âge. A l’époque, le triton, écart de trois tons, est interdit. L’association Do-Fa dièse est considérée comme diabolis in musica, soit littéralement le diable dans la musique.

A partir de Mozart, on commence à utiliser la septième note. Le Do s’accorde avec le Si bémol, et l’accord Do-Mi-Sol paraît d’abord supportable, puis harmonieux. »  Bernard Werber ( Le souffle des Dieux)

 »Mi-Fa-Sol » (Galerie Z’Artistes)  – Beethoven, sourd à la fin de sa vie, composait avec, dans sa bouche, une règle posée sur le rebord en bois du piano. Il  »sentait » ainsi les notes dans son corps.-

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