La vie secrète des marécages

« C’est également la saison des accouplements, et l’air matinal résonne déjà des éclaboussements des jeunes antilopes qui s’ébattent bruyamment, courant et sautant à travers les hauts-fonds, laissant des traces tourbillonnantes dans une boue qui rappelle la peinture à l’huile de couleur grise.

Bientôt, elles seront rejointes par des foules de cigognes, d’ibis, d’aigrettes et de pluviers, alors qu’une armée de hochequeues virevolte à la poursuite des moustiques. Quant aux guêpiers carmins, ce sont les sauterelles qui les intéressent…
A la tombée du jour, les antilopes recherchent la terre ferme. Les engoulevents à la longue queue chassent les phalènes, là où les glaréoles chassaient durant la journée, tour à tour masqués par les lambeaux de brouillard et de fumée qui proviennent de feux allumés sur les hautes terres.

Lambeaux autour desquels les bergers Nuer et Dinka parlent et rient, enveloppés dans les fumées… »
Jonathan King, s’exprimant au sujet des marécages menacés par le canal de Jonglei, dans le sud du Soudan. Commencés en 1978, les travaux ont -pour l’instant- été stoppés, en considérant leur impact négatif sur l’agriculture… et sur l’écologie.

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