La maison de la cascade

« Avant de partir pour Byron, il l’avait emmenée de l’autre côté de la clairière, voir l’endroit où il comptait construire sa maison. La cascade tombait de si haut que, les jours de grand vent, avant même d’atteindre le sol, l’eau se dispersait dans l’air, formant des nuées d’arcs -en-ciel. Il y avait cependant un vaste bassin au pied de cette chute, large et calme à l’endroit où il se déversait par un étroit goulot, pour devenir cette rivière au cours tourmenté. Un bassin couleur turquoise ou de faïence égyptienne, opaque comme le lait, et dense comme un sirop. Toute cette eau, lui expliqua-t-il, provenait d’une grotte creusée sous la falaise.

-. Il y a là un affleurement de gré-, dit -il,- ce qui explique la couleur bizarre de l’eau du bassin. -. Et c’est vraiment là que nous allons vivre, face à toutes ces splendeurs ?-

-. Les maisons ne se construisent pas en un jour, Missy. Surtout quand on travaille seul. Je ne veux pas d’une horde d’ouvriers qui urineraient dans le bassin et se soûleraient le samedi soir. Et qui iraient ensuite raconter à tous les curieux ce qui se passe dans ma vallée-. » Colleen Mac Cullough (Les dames de Missalonghi)

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