La paresse est un vilain péché

 ».- Jean s’en alla comme il était venu, Mangea le fond avec le revenu, Tint les trésors peu de choses nécessaires. Quant à son temps, Deux parts en fit, dont il voulait passer L’une à dormir et l’autre à ne rien faire.  »

Jean, en l’occurrence Jean de la Fontaine (1621-1695) n’était pas à un paradoxe près. Pour nuancer son épitaphe, il versifie ainsi dans ses célèbres Fables :

 »-. Travaillez, prenez de la peine, C’est le fonds qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit -il, de vendre l’héritage Que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août, creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse. Le père mort, les fils vont retourner le champ, De ça, de là, partout. Si bien qu’au bout de l’an, Il en rapporta davantage. D’argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer, avant sa mort, Que le travail est un trésor. »

2 réflexions sur “La paresse est un vilain péché

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s