Rencontre avec un bateau de corsaires

 »-. Le capitaine du Theseus prit sa lorgnette, mais le navire inconnu était trop loin pour qu’on pût le distinguer nettement. Le second s’approcha, l’air inquiet. Le capitaine lui tendit la lorgnette, sans cesser pour autant de regarder le mystérieux bâtiment qui se profilait à l’horizon. -. J’espère que ce n’est pas un de ces maudits corsaires français -.

Les craintes du capitaine n’étaient pas sans fondement. En effet, ce début de l’année 1800 voyait une recrudescence de la guerre de course dans l’océan indien. L’audace des corsaires français ne cessait de croître. Ils opéraient à partir des îles Mascareignes. Ils croisaient entre le cap Guafardi et les îles de la Sonde, courant sus aux navires anglais qui allaient aux Indes ou en revenaient.

Le plus célèbre de ces corsaires se nommait Robert Surcouf. Il naviguait alors dans les brasses du Bengale avec son bâtiment, la Clarissa, un brick armé en course. Grand et gros de sa nature, avec des membres robustes, il portait une chemise écarlate serrée à la taille d’une large ceinture multicolore. Il se promenait sur le pont en fumant un cigare de Manille quand l’homme de vigie cria soudain : -. Une voile au vent à nous! Est-ce un Anglais ?. Oui, et même un beau. Nous allons lui donner la chasse-.’Alain Marx ( Le maître des canons)

2 réflexions sur “Rencontre avec un bateau de corsaires

  1. Ping : Rencontre avec un bateau de corsaires — L’atelier peinture de Christine | l'eta' della innocenza

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s