A l’assaut du château

 » Le soleil qui vient de réapparaître court maintenant vers l’ouest. La première lézarde brutalement s’élargit, et messire Guy ordonne à chacun de rejoindre son poste. Alors, dans un moment de calme où, semble-t-il, le découragement s’empare de l’ennemi, toute la masse de pierre, d’un bloc, s’affaisse sur elle-même et vacille. Un instant, l’énormité s’immobilise et on croirait qu’elle s’enchâsse, mais elle se casse par le milieu, se disloque, puis s’écroule par pans en ébranlant le sol. Un brouillard de poussière s’élève aussitôt comme pour voiler la béance qui surgit.

On eût cru que le château tout entier rendait l’âme. Par miracle, la partie de la tour qui ferme la cour basse est demeurée intacte et privée seulement de son faîte. Les hommes se lancent en meute sur les décombres, mais l’ascension de la pierraille freine leur course. Des silhouettes isolées se découpent dans le vide et offrent aux archers des cibles idéales. Les flèches sifflent. Aucune ne se perd. Les premiers assaillants fauchés dans leur élan retombent sur ceux qui suivent. L’assaut se poursuit, prend de la force, s’épaissit, toute la troupe est là qui escalade les décombres. C’est un carnage. »  Dominique Desieux (La citadelle des brumes)

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