Les murailles de Barbe-Bleue

 »-. En juin 451, Attila, qui a évité Paris, vient faire le siège d’Orléans. Le pont sur la Loire, protégé par la lourde enceinte de la cité, représente pour lui l’indispensable verrou qui lui permettra le franchissement du fleuve, et lui permettra de passer dans la Gaule du Sud. Le roi des Huns attaque la muraille à grands coups de bélier. La ville est encerclée. Un vieillard de quatre-vingt seize ans, l’évêque Aignan, appelle les citadins à la résistance. Résistance bien passive, à vrai dire, puisque le prélat se contente de leur faire chanter des psaumes et grimpe sur la muraille afin d’observer l’horizon. –Vois-tu quelque chose ? Oui, il y a là-bas comme une nuée poudreuse…- A l’aube, des armées surgissent des trois côtés, du sud-ouest arrivent les Wisigoths, du sud-est les troupes d’Etius, du nord se précipitent les Francs. Les Huns tournent casaque, abandonnent leur butin et décampent.

Barbe-Bleu, le conte populaire retranscrit par Charles Perrault, a puisé sa plus célèbre réplique dans la légende née de la victoire d’ Orléans : -. Agne, mon frère Agne, ne vois-tu rien venir ? Demandaient les habitants à leur évêque grimpé sur la muraille. -. Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Demande l’épouse qui attend l’intervention de ses frères pour la débarrasser d’un mari décidé à l’égorger. Ces murailles sur lesquelles guettait Saint- Aignan, on en trouve encore des traces à Orléans. » Lorant Deutsch (Hexagone)

3 réflexions sur “Les murailles de Barbe-Bleue

  1. Avant la bataille des « champs catalauniques », dans un empire romain où les intrigues avec les anciennes troupes « supplétives » initialement cantonnes aux marches du Rhin, les faits d’armes de quelques généraux aux objectifs difficile à déterminer, tentent d’assurer la présence de Rome à défaut de l’administration romaine. J’aurais aimé être dans le cerveau (pas dans le corps) d’un de ses généraux d’une époque de transition radicale.

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