Le pont du diable

 »-. Les consuls de Cahors décidèrent, en 1308, de jeter sur le Lot un pont fortifié qui ferait office de pièce défensive contre les attaques anglaises. Il fallut soixante-dix ans pour venir à bout du pont de Valentré. L’architecte, désespérant de voir un jour la fin de son ouvrage, fit appel au diable, qui accepta de se mettre sous ses ordres en échange de son âme pure. Quand le pont fut presque terminé, l’architecte, qui tenait à son âme, appela le maître de l’enfer et lui demanda de lui apporter de l’eau dans une passoire…  Impossible pour Satan d’obéir à un ordre pareil comme il s’y était engagé… Ce bon bougre de diable était refait.

Il se vengea gentiment en maudissant une pierre, celle qui se trouvait au sommet de la tour posée au milieu du pont. Cette pierre fixée, réparée, restaurée, remplacée, tombait immanquablement dans le fleuve. Jusqu’en 1878, date à laquelle elle fut scellée si solidement que même le diable n’y pouvait plus rien. » Lorant Deutsch (Hexagone)

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