Scalpel

 »-. Le professeur Dorian consacrait sa vie à essayer de résoudre les mystères du cerveau humain. Psychopathes ou maniaques, schizophrènes, paranoïaques et obsédés vivaient au château en marge de l’existence normale, sous son oeil vigilant. Quelques -uns d’entre eux avaient même subi une lobotomie. Certes, la section des connexions, dans la substance grise, les avait guéris de leur obsession, mais ils s’étaient réveillés de l’opération avec une personnalité nouvelle. Leur niveau intellectuel avait baissé, ils devenaient paisibles, silencieux, rêveurs. Satisfaits, au fond. Rien qu’un coup de scalpel minime… et un être nouveau sortait de la salle d’opération, un être plus ou moins retombé en enfance.

La pensée de cette lobotomie poursuivait sans relâche le professeur Dorian. Puisqu’il suffit d’un coup de bistouri pour changer la personnalité, pourquoi n’arriverait -on pas, par le même moyen, à transformer un incurable en un être parfaitement normal ? Le mélancolique en un gai compagnon, le psychopathe en un citoyen industrieux, le fou en un homme raisonnable ?

Il suffit sans doute de trouver le point critique, les cellules atteintes, de les ôter, de les accoupler avec d’autres, ou de les bloquer ? Un petit coup de bistouri, une électro-coagulation, une hyper oxygénation des cellules récalcitrantes… Le professeur. Dorian avait foi en ce miracle de scalpel. » Konsalik (Médecin des esprits perdus)

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