La caravane passe

 ». Nombreuses étaient les caravanes qui partaient du Sikkim pour se rendre au Thibet en empruntant les cols vertigineux de l’ Himalaya. Ce jour-là, l’une d’elles suivait la route pittoresque dont les lacets montent vers Darjeeling à travers une jungle touffue dominée par la masse majestueuse du Kanchenjunga couvert de neiges éternelles.

Elle avançait lentement, annoncée par le beuglement des yaks, le hennissement des poneys, le piétinement de tous ces animaux et la voix des caravaniers. Ceux-ci marchaient derrière leurs bêtes, certains portaient le turban des Indiens, d’autres le bonnet de feutre des Népalais, ou la toque de fourrure des Thibétains. Ils bavardaient et plaisantaient entre eux, s’interrompant parfois pour exciter d’un bref claquement de langue une bête nonchalante.

La caravane s’éloigna, laissant derrière elle un sillage d’odeurs diverses où les relents de bétail se mêlaient au parfum du thé vert et à la fragrance des épices contenues dans les balles chargées sur des bâts, contenant ce puissant remugle spécifique des bazars et des caravansérails de l’Inde. Dans le lointain, retentit le mugissement lugubre des trompes de la lamaserie de Ghoom, appelant les bonzes à la prière.  » Alain Marx ( Le Maître des canons)

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