Planter son chevalet, peindre sur le motif

-. Dis, Christine, toi qui aime tant les promenades solitaires en campagne, hors des sentiers battus… pourquoi ne peins-tu jamais au grand air, en humant les parfums des fleurs, en t’imprégnant du charme bucolique ? -. Ce n’est pas la même démarche. Peindre  »sur le motif » implique une notion statique, assise ou debout pendant des heures devant un chevalet instable, sous le crachin ou le soleil, grelottant ou éternuant (car je suis frileuse et je souffre d’allergies). Le transport d’un petit matériel même minimaliste me rebute, la perspective d’un quidam spectateur épiant dans mon dos, distillant ses impressions ou pire, restant muet devant mon travail, me dérange.
Les impressionnistes français ont lancé la mode de cette forme de peinture en plein air il y a cent cinquante ans, c’était alors une grande nouveauté, un concept inouï, qui n’a pas pris une ride. Toutefois d’autres modes, d’autres tendances, d’autres techniques dont la peinture créative avec ajout de matière ont renforcé l’offre. Désormais, chacun-chacune opte pour ses préférences… et ses compétences.

  • Donc, rien à faire, tu n’as même pas envie d’essayer ? – Pourquoi pas, toutefois, à quoi bon ? Je suis une imaginative, une créative. Mes virées en plein air m’apportent une bouffée d’oxygène, de revitalisation artistique, que je m’empresse d’exploiter sitôt de retour en mon atelier. Voilà qui me convient, et me suffit.
  • Tu ne deviendras donc jamais un « vrai » peintre ? – Ma foi non, tant pis.
  • Mon conseil.Ne pas se forcer, faire ce qui plait, c’est déjà la moitié du commencement de la réussite. – A contrario, se laisser la possibilité d’expérimenter « autre chose », il suffit d’un déclic, d’une rencontre avec un peintre utilisant d’autres méthodes, d’autres techniques, d’autres enseignements. On verra bien…Je vous tiendrai au courant, le cas échéant…

4 réflexions sur “Planter son chevalet, peindre sur le motif

  1. Je viens de terminer le livre « 3 jours avec Cézanne » eh bien ! Oui ! J’ai une grande admiration pour ces peintres qui transportaient chevalet, toiles et peintures pour peindre sur le motif … Je l’ai fait 3 ou 4 fois, il faut vraiment être très motivé !!! Mais comme tu dis, ce qui compte c’est de faire ce qui plait, quand on veut, où on veut ! Peindre doit rester un plaisir !

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  2. Ping : Planter son chevalet, peindre sur le motif — L’atelier peinture de Christine | l'eta' della innocenza

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