Pieds nus dans le ruisseau

 »Le chemin n’était pas difficile, car la profondeur de la crevasse n’était plus à cet endroit que de quinze pieds et sa largeur d’une douzaine. De l’eau courait au fond, c’était en fait le lit d’un des nombreux ruisseaux qui descendaient des collines pour alimenter au-delà les mares et les bourbiers. Callumer tourna à gauche et pataugea dans le ruisseau pierreux, peu profond. Le contact de l’eau semblait lui procurer le plus grand plaisir, et il poussait des gloussements, qui se muaient parfois en une sorte de chanson.

-. Les terres froides et dures, elles nous mordent les doigts, elles nous rongent les pieds. Les rochers et les pierres sont comme de vieux os tout dénués de chair. Mais marais et mare, c’est humide et frais, si bon aux pieds ! Et maintenant, on souhaiterait…

Ha ! Ha !qu’est-ce qu’on souhaiterait ? On va vous le dire.

-. Vivant sans souffle, froid comme la mort, jamais assoiffé, toujours buvant, en cotte de maille, jamais cliquetant,se noie sur la terre sèche. Prend une île pour une montagne, prend une source pour un souffle d’air, si lisse, si beau ! Quelle joie de le rencontrer ! On souhaiterait seulement… attraper un poisson, si bon, si juteux !– » John Tolkien

Le pont du pêcheur 50x50cm

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