C’était ailleurs, c’était là-bas

 »-. Quelquefois, ils parlent de là-bas, de la démence du monde, de cet immense filet aux mailles invisibles tendu au-dessus des consciences pour les capter, les malaxer, n’en faire qu’une voix unanime, criant, criant sans fin des mots vides de sens à force d’être clamés sur les toits et traînés de bouche en bouche… Mais nous sommes loin, si loin !

Ecoute ! Si tu savais… Là-bas, moi je me promenais dans les rues. Partout, c’était la pierre. On pouvait toucher, c’était dur, et les voitures, elles auraient pu vous écraser à chaque minute. Les gens aussi, les corps des gens vous bousculaient. Et pourtant tout m’apparaissait tellement irréel, c’est un peu comme une sorte de maladie. Comme si l’on était à des milliers de kilomètres de ces choses dans un pays de nulle part… C’est cela qui est inquiétant.

Et les mots, quand je parlais avec les gens, les mots creux et légers comme des bulles. Il suffisait de souffler dans ce sens ou dans cet autre, pour que les mots soient bleus ou roses, ou rouges comme le sang.  » Monique Flepp (Cordoba)

40 x 60 cm  » La cité en couleurs »,Vendu –. Les maisons et les mots sont bleus, roses, rouges… avec un peu de vert, couleur de l’espérance

4 réflexions sur “C’était ailleurs, c’était là-bas

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