Bleu indigo

 »-. Le marquis s’en fut voir où en était l’indigo. Il avait une tendresse particulière pour cette plante tinctoriale, qui avait fournis aux Damvilliers les bases de leur fortune. Le premier marquis, avant de s’embarquer pour la Louisiane, avec en poche le titre de propriété donné par le Régent pour dix mille acres à Pointe-Coupée, avait pris des renseignements sur les possibilités de culture au bord du Mississipi.

On lui avait parlé de l’indigo, que certains appelaient anil, et qui fournissait une teinture bleue, dont l’Europe faisait une grande consommation. Sous Louis Quatorze, Colbert avait fait rédiger en 1671 des instructions générales pour la teinture des laines. Il tenait à encourager la culture de la garance, dont les racines pilées procuraient par macération une pâte, à teinture rouge sombre, très appréciée des tisserands. On en retrouvait la couleur dans les tuniques des chevaux-légers de la Garde, dans celle des mousquetaires de la Maison-Rouge du Roi, dans les culottes, les bas et les parements de bien d’autres régiments.

L’indigo, de la même façon, servait à teindre les tissus des uniformes des soldats du roi de Prusse, pays où l’on semblait avoir une prédilection pour cette couleur.’‘ Maurice Denuzière ( Louisiane)

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