Boucler ses malles et partir

..-. Les bagages. Le souci pressant du départ. Clefs égarées, étiquettes neuves, papiers de soie épars sur le sol. Je déteste tout cela. Même maintenant où j’en ai tellement l’habitude, où je vis, comme on dit, sans défaire mes malles. Même maintenant où fermer les tiroirs et ouvrir une armoire d’hôtel ou le placard indifférent d’une villa meublée font partie de mes gestes familiers, j’éprouve une impression de tristesse, le sentiment d’une perte.

-. Ici, dis-je, nous avons vécu, nous avons été heureux. Ceci était à nous, pour si peu de temps que ce fût-. Nous avons beau ne passer que deux nuits seulement sous un toit, nous y laissons derrière nous quelque chose de nous-mêmes. Rien de matériel, pas une épingle à cheveux sur une coiffeuse, pas un tube vide d’aspirine, pas un mouchoir derrière un oreiller, mais quelque chose d’indéfinissable, Un moment de notre vie, une façon d’être… » Daphné du Maurier (Rebecca)

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