La tempête

 »-. Je regardais encore mon livre, mais je ne le lisais plus. J’eus peu à peu le sentiment que quelque chose allait de travers. Le Morning Rose avançait toujours, ses vieux moteurs s’essoufflant de leur mieux dans la tourmente, mais sa vitesse avait changé. Son roulis avait augmenté et il dansait follement à droite et à gauche, à un angle d’au moins 70 degrés. Le tangage avait diminué et le fracas de l’avant frappant les vagues paraissait un peu moins violent.

Je marquai la page, fermai le bouquin, puis partis en vacillant le long de la coursive, et enfin en haut sur le pont supérieur. Il faisait noir, mais pas au point que je ne puisse juger de la direction par le contact du vent et la vue de la brume qui dominait les eaux confuses. A ce moment, une vague énorme me fit reculer, elle était énorme, veinée, monstrueuse et me dominait d’au moins dix pieds.

Aucun danger ne nous menaçait vraiment. Ces vieux bateaux de l’Arctique avaient été bâtis pour supporter tous les ouragans et le Morning Rose continuerait indéfiniment à subir les punitions que la mer lui infligerait. Mais ce que je constatai également, c’est que cette vague furieuse avait dévié le chalutier de sa course normale, et personne ne semblait se soucier de devoir le remettre dans le droit chemin. » Alistair Mac Lean (L’île des 🐻)

2 réflexions sur “La tempête

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