Tirer partie de ses erreurs

Les séances de peinture ne sont pas toutes glorieuses, les erreurs n’étant pas réservées aux seuls élèves… Ce jour-là, poussée pour ne pas dire pressée par mon imagination, je traçai un oiseau. Je peins beaucoup d’oiseaux, dans l’ambiance, c’est un peu comme une routine colorée et jacassante. Je laisse aller ma ✋, et je fonctionne presque en automatisme, c’est créatif et relaxant.

Las ! Perdue dans mes pensées, bercée par un flot de musique, j’avais mal positionné mon volatile. Trop bas, décentré… il s’agit là d’une erreur fréquente, sournoise, mais réparable. Il ne me restait plus qu’à  »inventer » un décor qui camouflât ma bourde. Mon oiseau qui eût dû être isolé s’est retrouvé dans les feuilles d’un 🌲 dont, faute de place, j’ai supprimé les branches. Il m’a fallu également revoir mon code couleurs, après avoir introduit un vert, plus un deuxième, du plus bel effet, et en contrepartie retrancher une ou deux nuances des plumes de l’oiseau. Car modifier la composition remet en cause toute la cohérence du tableau. Là se trouve la seule réelle difficulté.

« Oiselle » (Galerie Pour faire le portrait d’un oiseau)

Mon conseil. -. Ne pas se précipiter pour effacer, détruire, écarter. Prendre plutôt du recul, au propre comme au figuré. -. Les débutants sont déconcertés lorsque leur toile dévoile une ou plusieurs erreurs. Pas de panique, le recours à un oeil extérieur débloque la situation et soumet des solutions. – Repérer ses erreurs en début de tableau permet de les réparer plus facilement. -A défaut de réparer, il est toujours loisible de mettre un coup de pinceau enduit de gesso sur la bourde, et de reprendre la main dès que c’est sec. -. Rester toujours cohérent avec ses harmonies, ses intentions, l’histoire que l’on se raconte. – La peinture reste un jeu, une plaisanterie que l’on prend au sérieux, un bon moment que l’on passe avec soi-même. L’humour et le sens de la mesure sont indispensables si l’on veut perdurer dans l’art difficile de la peinture…

4 réflexions sur “Tirer partie de ses erreurs

  1. Et pourtant l’oiselle est belle avec sa queue en rosette!!
    Vos conseils me parlent comme autrice car en écriture il faut aussi rester en cohérence avec son harmonie, son intention et l’histoire qui se raconte.
    Je vous admire pour votre immense talent de peintre (qui écrit)… je n’arrive à dessiner que des bonhommes en traits… 🤣

    Aimé par 1 personne

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