Migration

 »-. De l’été à l’hiver, nuit et jour, par temps favorable, des milliers d’ailes traversent le ciel, souvent hors de vue, frisent la cime des arbres, frôlent les buissons et les haies, au ras de la surface des mers. Elles quittent le pays natal, la contrée des nids, et ont une même direction générale, le Sud.

C’est la migration d’automne. L’instinct qui le pousse et le dirige a-t-il son origine dans une nécessité biologique qui le contraint ? L’oiseau, juste avant la migration, est inquiet, agité. Des captifs se jettent frénétiquement contre les barreaux de leur cage et meurent de ne pouvoir obéir à l’impérieux commandement. Y-a-t-il là un tropisme, une aspiration incoercible de l’organisme vers un élément nécessaire à sa survie ? Par exemple, chez les poissons, le saumon remonte de la mer vers les sources pour l’oxygène que celles-ci contiennent, et qui leur est indispensable au moment de frayer. L’anguille émigre de nos rivières à travers un océan vers le golfe du Mexique, pour y trouver une température et une pression d’eau salée qui sont les conditions mêmes de sa reproduction.

Ce cas est-il semblable pour l’oiseau migrateur, et dans quelle mesure son sang, sa température intérieure, sont-ils affectés par les saisons ?… » Jacques Delamain (Pourquoi les oiseaux chantent)

2 réflexions sur “Migration

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