Les oiseaux de Verdun

 »18mars 1918. -. Les journées magnifiques continuent. Les bourgeons se gonflent. Des papillons Petites Tortues volent sur les ruines inondées de soleil. D’un peu partout on entend le refrain du Pinson, presque parfait maintenant. Son chant est à peu près le seul. Les Choucas n’ont pas reparu. Pourquoi ? Le bombardement de ces derniers jours ?

Un obus dans la cathédrale, cette nuit, un petit qui a éclaté en ne faisant, dans un angle, qu’une marque insignifiante. Vu, ce soir, la rentrée des Crécerelles. Elles sont évidemment installées là. A six heures, toutes les deux sont sur la corniche. Tout en haut des tours, l’une près de l’autre. Elles se rapprochent, courant comme des pigeons sur la pierre. Un couple d’effraies passe le soir, volant autour des tours avec son cri rauque.

Dans un arbre du jardin, de la partie la plus ruinée, un couple de pies, les mêmes sans doute que j’ai vu voler près de la cathédrale. » Jacques Delamain (Pourquoi les oiseaux chantent)

3 réflexions sur “Les oiseaux de Verdun

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s