Alger-la-Blanche

 »-. Aurélie, qui voyageait en première classe, ne quitta pas sa cabine et ne se mêla pas à la foule des passagers et des touristes. Mais au matin, elle fut la première sur le pont, anonyme parmi l’équipage qui faisait les préparatifs du débarquement, rangeait les haussières, et déclavetait les moteurs des chaînes d’ancre. Elle ne voulait rien manquer de son retour sur la terre d’ Afrique.

Lorsqu’un fin banc de nuage s’étira sur l’horizon du Sud, elle sut que la terre était déjà en vue. Déjà vers l’est, le disque solaire sortait des flots. Énorme et rouge sang ! Pareil à celui qui tous les matins s’élève au-dessus de l’infini des sables du désert. Puis, sous la ligne des nuages, se découpa une côte montagneuse qu’Aurélie détaillait avec une exaltation croissante.

Alger-la-Blanche cascadait depuis la pyramide de Fort- Lempereur jusqu’à l’Amirauté. La ville moderne se détachait du paysage. S’imposait…/…. A l’hôtel de la Régence, Aurélie dormit très mal. Cependant, le matin, elle fut réveillée par les cris des marchands et le grouillement humain qui couvrait la place, les minarets des deux mosquées de la Marine. Elle ressentit un pincement au cœur et une attirance inexplicable pour cette foule misérable. L’Algérie véritable était là ! » Frison-Roche ( Djebel Amour)

« Kasba »

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