De l’utilité d’avoir un biographe

 »-. De son vivant, Christophe Colomb était considéré comme un raté. Il a traversé un océan dans le but d’atteindre un continent qu’il n’a pas trouvé. Il a certes débarqué à Cuba et Saint- Domingue et dans plusieurs autres îles des Caraïbes, mais il n’a pas pensé à chercher plus au nord.

Chaque fois qu’il rentrait en Espagne avec ses perroquets, ses tomates, son maïs et son chocolat, la reine l’interrogeait :-. Alors, vous avez trouvé les Indes ? Il répondait : -. Bientôt, bientôt.- Finalement elle lui a coupé les crédits et il a abouti en prison après avoir été accusé de malversations.

Mais alors, pourquoi connaît-on tout de la vie de Colomb, et rien de celle de Vespucci? Tout simplement parce que le second n’a pas de biographe, tandis que le premier en a un. En effet, le fils de Christophe Colomb s’est dit : -. C’est mon père qui a fait l’essentiel du boulot, il mérite d’être reconnu-. Et il s’est attelé à un livre sur la vie de son père.

Les générations futures se moquent des exploits réels, seul compte le talent du biographe qui les a relatés. Amérigo Vespucci n’a peut-être pas eu de fils, ou bien celui-ci n’a pas jugé bon d’immortaliser les prouesses paternelles. » Bernard Werner (L’empire des Anges)

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