Lavoir-sur-le- Ruisseau

 »-. Le lavoir sur le ruisseau était commun avec les gens du village. Les lavandières, à genoux sur une pierre inclinée, jetaient le linge dans l’eau, le frottaient avec de la cendre, le rinçaient et le tordaient en le pliant plusieurs fois. Avec un battoir en bois, elles le battaient afin de l’essorer le plus possible, ensuite elles l’emportaient dans un panier ou dans une brouette vers un lieu de séchage.

Quand elles virent arriver les militaires en chantant, portant leur linge sous les bras en chahutant, elles arrêtèrent de battre le linge et leur laissèrent la place. Quelques jeunes filles cependant restèrent pour mieux faire connaissance. Elles savaient que ces élèves soldats avaient terminé leurs études, et que maintenant ils allaient devenir officier. Alors, si elles pouvaient faire chavirer le cœur de l’un d’eux et devenir femme d’officier, elles auraient un autre destin que celui de femme de paysan.

Pour les épater, ils s’étaient mis torse nu et lavèrent leurs vêtements en se jetant dessus. Heureusement que le débit d’eau du ruisseau était assez important, car celle du lavoir était devenue ocre. Ceux qui sortaient de l’eau pour laisser la place aux autres avaient leur culotte si trempée et si serrée que les filles pouvaient apercevoir par transparence leurs attributs mais aussi le volume de leur virilité croissante. » André Majester (Pastel-Mâture)

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