Brûlons la littérature. Brûlons tout

 »-. Les Noirs n’aiment pas Little Black Sambo. Brûlons-le. La case de l’oncle Tom met les Blancs mal à l’aise. Brûlons- le. Quelqu’un a écrit un livre sur le tabac et le cancer des poumons ? Les fumeurs pleurnichent. La sérénité, la paix. A la porte, les querelles. Ou mieux encore, dans l’incinérateur.

Les enterrements sont tristes et païens. Éliminons-les également. Cinq minutes après sa mort une personne est en route vers la Grande Cheminée, les Incinérateurs desservis par hélicoptère dans tout le pays. Dix minutes après sa mort, l’Homme n’est plus qu’un grain de poussière noire. N’épiloguons pas sur les individus à coup de memoriam. Oublions-les. Brûlons-les. Brûlons tout. Le feu est clair. Le feu est propre. » Ray Bradbury (Fahrenheit 451)

451 degrés Farenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. La lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial. Un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Publié en 1953, Farenheit 451 assied la réputation mondiale de son auteur Ray Bradbury.

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