Sous le soleil brûlant d’août

 »-. Il décida donc de changer de méthode, et de verser chaque matin deux litres d’eau au pied de chaque plante de cucurbita. Puis, pour ralentir l’évaporation, il les recouvrit avec des lambeaux de toile de jute, un vieux tapis de table, des draps de lit, des couvertures, des journaux, les portes de la remise posées sur quatre pierres, de larges ramures d’yeuse ou de pin. Lorsque le Papet vit pour la première fois cet étalage, il en pleura de rire. Il avait tort, car tant qu’il y eut de l’eau dans la citerne, les plantes ainsi protégées continuèrent de prospérer.

Au dixième jour, le bossu inquiet recommença à faire des problèmes de certificat d’études : -. Étant donné qu’une citerne contient encore six mètres cubes d’eau, et que son propriétaire est forcé d’en dépenser deux mètres cubes tous les deux jours. Que, d’autre part, Il peut transporter chaque jour, etc…

Il en conclut que pour tenir jusqu’au 26 août, il faudrait utiliser Baptistine, Aimée et Manon, et faire sept voyages par jour, c’est-à-dire douze heures de marche. Puis comme il était impossible s’imposer à ces femmes un programme qui eût effrayé un chasseur alpin, Il se persuada qu’il était absurde d’envisager une aussi longue sécheresse, et changea les données du problème pour améliorer la solution. Il décida donc que les pluies viendraient à son aide le 20 août. » Marcel Pagnol (Jean de Florette)

2 réflexions sur “Sous le soleil brûlant d’août

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