La mère du monde

 »-. Dix races, cent langues, mille couleurs de turbans,une foule compacte d’ Égyptiens, de Syriens, d’Arméniens, de Persans, de Turcs, de Bédouins, de Juifs et d’Européens, des femmes voilées de noir, des ânes chargés de luzerne et de poteries, les toits de 🏠 délabrées encombrés de détritus, des odeurs d’excréments mêlées aux parfums des épices, des sols boueux, des boutiques ouvertes dans un pan de mur, la fumée des fourneaux en plein air où l’on cuit la viande et le pain, des milans rapaces volant de la nourriture dans le panier que les paysannes portaient sur la tête. Un rêve fou, grandiose, inhumain. Telle lui apparut Le Caire, la mère du monde.

Ils logèrent dans un hôtel du centre-ville qui ressemblait trait pour trait à un établissement londonien, il commanda potage et porridge pour le dîner. A cinq heure du matin, -. Debout ! Nous avons rendez-vous. -Si tôt ? -. Le fonctionnaire que nous devons séduire travaille le lundi de six heures à onze heures. Si nous manquons l’occasion, nous perdons une semaine.

Ils empruntèrent une ruelle sordide, encombrée de cageots, de restes de volaille et d’amas de détritus. Les demeures, à demi effondrées, s’inclinaient les unes vers les autres au point que les moucharabiehs se touchaient, permettant aux maîtresses de maison d’échanger des confidences sans sortir de chez elles. Ils traversèrent à grands pas le quartier misérable, derrière un sycomore se cachait l’entrée d’un palais délabré. » Christian Jacq (L’Affaire Toutankhamon)

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