Indochines

 »-. Avril 1951. -. Phu Baï est le dernier poste tenu par la France sur le Fleuve Rouge. Au-delà, c’est le Yunnan chinois, base arrière des communistes indochinois. Entre les combattants, une jungle hostile, barrière naturelle réputée infranchissable, autant par les difficultés qu’elle oppose à toute progression humaine que par la peur qu’elle inspire aux Viets. C’est en effet le territoire des Thaïs, descendants des terrible Pavillons Noirs qui razziaient les villages du Delta, mais aussi le règne des moustiques qui infestent les marais et communiquent les fièvres.

Pour les Français, Phu Baï est un ultime rempart, qui doit tenir face aux pressions de l’ennemi en pyjamas noirs. Le hameau est un village thaï, planté à mi-hauteur, entouré d’un Ray où, après avoir brûlé la forêt, les paysans cultivent le riz de montagne. Du village à perte de vue, la forêt et le damier biscornu des diguettes et des emplacements de culture. Besogneux, courageux, pliés sous la charge, les Nha Qué en haillons poussent l’araire qui évoque le Moyen Âge plus que le vingtième siècle. Quelques cochons et, unique renfort, ça et là, des buffles faméliques qui s’échinent sous les coups de bambou. » Gérard Gettour-Baron (Les maîtres du temps)

50x50cm Ma paillotte au bord de l’eau

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