La sultane blanche

 »-. Le nettoyage du palais prit de nombreux jours. Aurélie obtint du Chérif l’autorisation de diriger les travaux. Lui-même était stupéfait de la résistance physique, de la force qui émanait de cette jeune femme d’apparence fragile et dont le corps était si mince comparé aux formes plantureuses des houris du sérail. Déjà leurs appartements se révélaient plus confortables, les servantes bien dressées avaient appris à faire les lits, à mettre un couvert. Aux cuisines, Aurélie, tout en gardant la nourriture orientale très épicée, leur avait enseigné l’art de cuisiner les légumes qu’on récoltait à grand peine dans les jardins de l’oasis. Elle était partout, se grisant d’autorité, prenant chaque jour un peu plus d’autorité sur le personnel de la zaouia, hommes ou femmes.

Elle aimait désormais sortir le plus souvent possible, soit à pied accompagnée de l’une de ses petites esclaves, soit à cheval, montant El Ghazal et suivie du fidèle Dahmani. Au début, Baba s’était étonnée -. Tu sors, Lalla ? Ne sais-tu pas que la femme ne doit voir que le ciel et les murs de sa maison ? -. Il n’en est pas question. Je sortirai quand je voudrai et malgré cela je respecterai les coutumes de la zaouia. D’ailleurs, ne circules-tu pas librement, Baba ? -. Oh, moi, je ne suis pas une femme ! Simplement une petite esclave !‘ Frison-Roche ( Amour Djebel)

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