La petite maison dans la prairie toute blanche

 »-. Elle aperçut enfin, plus avant, une maison. Tout d’abord minuscule, elle devint plus importante à mesure qu’ils approchaient. Il y en avait une autre, plus petite, à huit cent mètres de là, et une troisième, beaucoup plus loin. Puis une autre apparut encore. Quatre petites maisons éloignées les unes des autres sur la prairie toute blanche, c’était là tout.

La cabane de Mr. Brewster ressemblait à deux cabanes accolées l’une à l’autre de façon à former un toit pointu. Celui-ci, fait de papier goudronné, était à nu. De la neige fondue s’était solidifiée en longs glaçons qui pendaient des avants-toits, colonnes dégoulinantes plus larges que le tour de bras de Laura. On eût dit d’énormes dents ébréchées. Les uns mordaient la neige, tandis que les autres étaient cassés. De gros morceaux de glace brisés gisaient, épars et brisés, dans la neige souillée tout autour de la porte, où l’on avait jeté des eaux grasses. Il n’y avait point de rideau à la fenêtre, pourtant de la fumée s’échappait du tuyau de poêle fixé au toit à l’aide de fil de fer. » Laura Ingalls-Wilder (La petite maison dans la prairie)

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