Les riches et les pauvres

 »- Barbara Cartland avait déclaré –. Je ne possède que mes vêtements et mes bijoux-. Un journaliste, que cette assertion laissait quelque peu sceptique, a demandé à la prolifique romancière comment elle expliquait ce quasi-dénuement.-. C’est bien simple. J’ai beaucoup dépensé, et beaucoup donné. Et, de nos jours, les livres se vendent beaucoup moins bien. Que voulez-vous, en période de récession, entre du pain et un livre, les gens choisissent le pain. Quant à ce que me rapportent les ouvrages qui se vendent quand même, une fois que j’ai payé mes impôts, et versé sa commission à mon agent littéraire, il ne me reste pas grand chose-.

Cette tirade, prononcée avec conviction, est passée à deux doigts de convaincre mon britannique confrère. Si elle a manqué son but, c’est que Dame Barbara Cartland a cru nécessaire d’ajouter : -. Je vous jure que c’est vrai. Je le disais hier encore à mon chauffeur-. » Philippe Meyer (Portraits acides et autres pensées édifiantes)

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