Peindre au bord de l’eau

J’habite dans un charmant village, bucolique à souhait, à quelques mètres d’un plan d’eau municipal ouvert à la pêche, à la promenade, aux pique-niques en famille… et à la peinture… -. Pourquoi pas ne pas nous y installer, avec chevalet, petit matériel et thermos de café, pour une séance d’atelier en plein-air ?- Avec mon amie, élève et voisine Marie-Hélène, cette idée nous trottait dans la tête, nous l’avons mise à exécution lors d’un après-midi ensoleillé.

Il ne s’agissait pas seulement de tirer le pinceau. Mais aussi d’attirer l’attention sur notre discipline, la peinture, fort malmenée en ces temps d’expositions annulées, cours tronqués et projets passés aux oubliettes. Les promeneurs, que nous connaissons d’ailleurs pour la plupart car il s’agit d’un « public » local, nous ont vues de loin, sur le sentier, sans oser visiblement pousser plus avant leur légitime curiosité, pourtant, nous n’avons rien à vendre ! D’autres, peu nombreux il faut l’avouer, se sont arrêtés, ont posé quelques questions, sur les techniques, le matériel minimaliste déployé sous leurs yeux, les sujets d’inspiration… et surtout la patience que l’artiste est supposée avoir… Patience, vous avez dit patience ? Non, parlez plutôt de passion !

Peindre au bord de l’eau par un bel après-midi de septembre… Un joli moment, à renouveler, pour s’inscrire dans le paysage culturel… On en a bien besoin !

Mon conseil. -Ni ma copine, ni moi-même, ne sommes adeptes de la peinture « sur le motif ». Peu importe, rien n’empêche de se faire plaisir dans l’ambiance, sous les arbres, dans le gazouillis des oiseaux, bercées par un léger vent complice, en interprétant tout autre chose qu’un lac bleu et son ciel assorti. Le ressenti est différent, on est presque en vacances, ou plutôt en vadrouille. – Il est préférable de limiter le nombre des participants, ce genre d’exercice se pratique dans le calme, hors agitation et bavardages intempestifs. – Attention au coup de vent, qui déséquilibre volontiers le matériel, renverse le gobelet d’eau sale, envole feuillets et modèles, bref joue quelques tours à sa façon. -. Attention aussi au soleil, qui tape fort à travers le feuillage, le chapeau protecteur n’est pas forcément inutile.

4 réflexions sur “Peindre au bord de l’eau

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