A la conquête de l’ouest

 »-. Ils poussèrent ainsi plus avant en territoire inconnu, sans rien voir hormis les tempêtes et la prairie gelée, et, de temps à autres, quelques Indiens au loin, lorsque apparut une étrange dénivellation du sol. Celle-ci barrait leur route et s’étendait, de part et d’autre, à perte de vue. Il semblait que ce fût impossible d’y engager les chariots, et, pourtant,il n’y avait rien d’autre à faire que de la traverser. Aussi, firent-ils descendre à grand peine les chariots sur cette plaine.

Partant du sol, de curieuses formations de terre nue, de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, se dressaient autour d’eux. Le sol de cette dépression était partout jonché de coquillages pétrifiés, de crânes et d’os. C’était un lieu d’enfer. Les os craquaient, broyés par les roues des chariots, et ces immenses choses, dont certaines ressemblaient à des masques, à des idoles barbares, vous donnaient l’impression de se retourner sur votre passage. Il leur fallut trois jours pour trouver comment en sortir, et une journée de dur labeur pour monter les chariots sur la crête.

Rétrospectivement, un vieux chercheur d’or leur dit qu’ils devait s’agir des Bad Lands, les Mauvaises Terres, dont les Indiens lui avaient conté les légendes. Et il avait ajouté : -. Je crois que lorsque Dieu a créé le monde, il a jeté dans ce trou les rebuts de l’humanité.’Laura Ingalls-Wilder (La petite maison dans la prairie)

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