A bord du Mongolia

 »-. La distance entre Suez et Aden est exactement de treize cent dix milles, et le cahier des charges de la compagnie alloue à ses paquebots un laps de temps de cent trente-huit heures pour la franchir. Le Mongolia, dont les feux étaient activement poussés, marchait de manière à devancer l’arrivée réglementaire.

La plupart des passagers avaient l’Inde pour destination. Parmi ces passagers du Mongolia, on comptait divers fonctionnaires civils et des officiers de tout grade. On vivait donc bien à bord du Mongolia, dans cette société de fonctionnaires, auxquels se mêlaient quelques jeunes Anglais qui, le million en poche, allaient fonder au loin des comptoirs de commerce.

Le purser, l’homme de confiance de la compagnie, l’égal du capitaine à bord, faisait somptueusement les choses. Au déjeuner du matin, au lunch de deux heures, au dîner de cinq heures et demie, au souper de huit heures, les tables pliaient sous les plats de viande fraîche et les entremets fournis par la boucherie et les offices du paquebot. Les passagères -il y en avait quelques-unes- changeaient de toilette deux fois par jour. On faisait de la musique, on dansait même, quand la mer le permettait. » Jules Verne (Le tour du monde en quatre-vingt jours)

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