Inhumation à l’égyptienne

 »-. L’inhumation d’Amenhotep II, le roi au bras vigoureux et à l’incomparable vaillance, fut un moment de bonheur qui illumina la jeune carrière d’archéologue de Howard Carter. Au-dehors, le ciel était d’un bleu tendre, traversé d’une lumière douce qui incitait au recueillement. Ils se déplaçaient sans bruit sur le chemin emprunté par ce même pharaon. Trois mille cinq cents ans auparavant.

C’était l’un de leurs ancêtres qu’ils portaient avec précaution et respect, un être à la fois proche et lointain, homme et dieu. Leurs pas soulevaient une fine poussière qu’emportait le vent du nord. Pas un mot ne fut prononcé jusqu’à l’entrée du tombeau, peut-être les gardiens récitèrent-ils en leur cœur les prières musulmanes. Carter songea au rituel de l’ouverture de la bouche qui faisait revivre le mort en lui redonnant l’usage du verbe.

La procession, toujours silencieuse, pénétra dans la nuit du sépulcre, l’allure se ralentit, les yeux s’habituèrent à l’obscurité. Carter n’avait autorisé qu’une seule torche, fabriquée à l’ancienne, avec du vieux tissu plongé dans l’huile de sésame. De manière à éviter le noir de fumée. » Christian Jacq (L’Affaire Toutankhamon)

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