Le trou de la peur

 »-. Les filles de la nuit sont sept. La septième est un garçon dont un œil s’est envolé…..-. C’est ici. Un trou noir s’ouvrait dans la paroi. Eg-Antouen y pénétra en se baissant. Nous le suivîmes. Les ténèbres s’emparèrent de nous.

Une flamme jaune. Eg-Antouen avait battu le briquet. Il mit le 🔥 à un tas d’herbes, près du seuil. D’abord, nous ne pûmes rien voir. La fumée nous aveuglait. Eg-Antouen était resté à côté de l’orifice de la grotte. Il s’était assis, et, plus calme que jamais, avait recommencé à tirer de sa pipe de longues bouffées grises.

Une lumière pétillante sortait maintenant des herbes embrasées. J’entrevis Morhange, il me parût extraordinairement pâle. Appuyé des deux ✋ à la muraille, il travaillait à déchiffrer un fatras de signes que je n’entrevoyais qu’à peine. Je crus voir néanmoins que ses ✋ tremblaient. …-. Diable, serait-il aussi mal en point que moi ?- Me dis-je, ressentant une peine de plus en plus grande à coordonner deux idées. Je l’entendis crier avec violence -. Mets-toi de côté. Laisse entrer l’air. Quelle fumée !– » Pierre Benoit (L’Atlantide)

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