L’esclave Sonrhaï

 »-.Je regardai alors avec plus d’attention Tanit-Zerga. Pour la première fois, je m’aperçus qu’elle était belle. Ses cheveux, qu’elle portait répandus sur les épaules, étaient moins crêpelés qu’ondulés. Ses traits étaient d’une pureté remarquable, nez droit, petite bouche aux lèvres fines, menton volontaire. Le teint était cuivré, et non noir. Le corps mince et souple n’avait rien de commun avec les ignobles boudins graisseux que deviennent les corps des Noirs bien soignés.

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Un large cercle de cuivre faisait autour de son front et de ses cheveux une lourde ferronnière. Elle avait quatre bracelets, plus larges encore, aux poignets et aux chevilles, et comme vêtement une tunique de soie verte, échancrée en pointe, soutachée d’or. Vert. Bronze. Or.

. Tu es Sonrhaï, Tanit- Zerga ? -. Je suis Sonrhaï. Je suis née à Gao, sur le Niger, l’antique capitale sonrhaï. Mes pères ont régné sur le grand empire mandingue. Si ici je suis esclave, il ne faut pas me mépriser.’Pierre Benoit (L’Atlantide)

2 réflexions sur “L’esclave Sonrhaï

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