Fantasia

 »- Selon la condition, le rang ou la fortune du cavalier, les chevaux sont recouverts de spendides caparaçons de draps soutachés d’or ou d’argent, et, pour les plus modestes, de simples lainages de couleur. Ces couvertures protègent le cheval à la façon d’une armure et confèrent à l’ensemble cavalier-monture une silhouette guère différente de celle des lointains ancêtres qui combattaient les croisés il y a près de dix siècles !

Les chevaux ont été brossés, pansés et astiqués par les palefreniers et, les jours précédents, ils ont été nourris exclusivement à l’orge. Maintenant ils piaffent et encensent, échauffés avant même d’avoir à soutenir le train infernal de la fantasia. Et leurs robes se couvrent d’écume. Qu’ils soient de race barbe, plus fruste, ou bien pur-sang arabe, importés à grands frais, ils tranchent par la variété de leurs couleurs. Les pelages noirs ont des reflets bleutés, les robes Isabelle se dorent sous les rayons du soleil, les aubères prennent des teintes roses. Les pommelés et les gris virent de l’argent à la blancheur des neiges. » Roger Frison-Roche (Djebel Amour)

3 réflexions sur “Fantasia

  1. Ping : Fantasia — L’atelier peinture de Christine – Le Vélin et la Plume

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