La femme en deuil

 »-…/… Vingt-sept ans plus tard, le vicomte de Chateaubriand, au faîte de sa gloire, reçoit dans son cabinet une mystérieuse femme en deuil. Cette femme était si émue qu’elle pouvait à peine marcher. -. Mylord, do you remember me ? -. Oui, j’ai reconnu Miss Ives-. Le choc est rude pour Chateaubriand. -. Je ne pouvais lui parler, mes yeux étaient pleins de larmes-.

Le lendemain, Chateaubriand se rend chez Lady Sulton, puisque c’est maintenant le nom de Charlotte Ives, devenue veuve. -. Nous cherchions sur nos visages ces traces du temps qui mesurent cruellement la distance du point de départ et l’étendue du chemin parcouru-. Et, au milieu des souvenirs évoqués, Charlotte se livre. -. Quand je parlais de vous à mes parents pendant votre absence, c’était toujours le titre de Mylord que je vous donnais. Il me semblait que vous deviez le porter. N’étiez-vous pas pour moi comme un mari, my Lord and master, mon seigneur et maître-. On ne peut être plus clair. C’est probablement, vingt-sept ans après, le plus bel aveu d’amour qu’un homme puisse entendre. » Jean Markale (Au-delà du miroir)

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